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Dossier sur le climat

Le Changement Climatique, que dit le GIEC?

Février 2004 - Dernière mise à jour mars 2008

Il est essentiel de réduire dès maintenant les émissions de Gaz à Effet de Serre

XIII - La répartition actuelle des émissions mondiales de CO2

En dépit des nombreuses réunions internationales, et du dernier rapport alarmant du Giec, force est de constater que  les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas, bien au contraire.

Les émissions des six gaz à effet de serre couverts par le Protocole de Kyoto (CO2, N2O, CH4, HFC, PFC et SF6) ont augmenté de 70% entre 1970 et 2004 et de 24 % depuis 1990 pour atteindre 49 Gt équivalent CO2 en 2004. 

Si l'on s'intéresse plus particulièrement aux émissions de CO2 (qui représente de l'ordre de 75% des émissions mondiales en 2004), et en se limitant au seul secteur de l'énergie produite à partir de combustibles fossiles (hors déforestation et autres décompositions de végétaux), le taux de croissance annuel des émissions a triplé. De moins de 1% par an sur la période 1990-1995, il est passé à 3% par an sur la période 1999-2004. En 2004, ces émissions mondiales de CO2  ont atteint le chiffre de 27 Giga tonnes, soit une augmentation de 30 % depuis 1990. Le schéma ci-dessous montre l'évolution depuis 1973. 

 

Figure 23

Émissions de C02 correspondant à la combustion d’énergie fossile, destinée à transformer une énergie primaire en énergie secondaire (production d’électricité, raffinage du pétrole, etc.) ou à être utilisée pour un usage final (carburant pour le transport, fioul pour le chauffage, etc.). 

* : Les émissions des soutes internationales maritimes et aériennes sont inclues sous la dénomination "bunkers"

** : Calculé selon le guide Giec et les IEA Energy Balance Tables.

Le schéma suivant déduit des données précédentes donne une répartition des émissions de CO2 par pays hormis les "bunkers". 

Figure 24

 

Le développement de tous les pays sans exception est fondé sur la disponibilité d’énergie, actuellement  fournie à 80% par les combustibles fossiles. 

Les besoins énergétiques de l’humanité ne cessent de croître tant à cause de la croissance de la population mondiale que du développement économique de certains pays. 

Les courbes font ressortir que la part des pays de l'OCDE est passée de plus de 60% en 1973 aux environ de 40% aujourd'hui.

La Chine est devenue depuis 2006 le premier émetteur de gaz à effet de serre (à noter que ses émissions servent surtout, à fabriquer des biens consommés dans le reste du monde, avec une efficacité énergétique globale médiocre). Toutefois, sa consommation par habitant demeure parmi les plus faibles du monde (quatre fois moins que celle de l'Amérique du Nord). 

 

Le constat est que, de 1972 à 2005, les émissions mondiales de CO2 ont quasiment doublé et  rien n'indique que ce rythme se ralentisse. 

 

Aujourd'hui, nous avons atteint le niveau de 380 ppmv, c. à d. parties par million en volume (ou cm3 de CO2 / m3 d'air). Les scientifiques du GIEC ont simulé divers scénarios, notamment ceux construits pour de telles évolutions dites "non-interventionnistes", qui conduisent à des concentrations de CO2 de l'ordre de 750 à 1000 ppmv à la fin du 21 ème siècle. Il faut noter qu'un objectif déclaré, (et assez "volontariste"...), de l'UE est de ne pas dépasser 550 ppmv à cette échéance (soit le double de la concentration pré-industrielle, il y a 2 siècles). Cela permet d'apprécier combien les enjeux de la négociation post protocole de Kyoto, (de Bali en 2007 à Copenhague en 2009), sont cruciaux !

 

Sources des données : International Energy Agency (IEA) ,  Observatoire de l'Énergie, Mission Interministérielle de l'Effet de Serre

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